Italienne dans l’âme

Comme tant de gens, je porte l’Italie sur le coeur. Je ne suis pas sûre quand cela a commencé. Peut-être était-ce le cadeau qu’une amie m’a offert, le livre Classic Italian cooking de Marcella Hazan, un classique de la cusine italienne dans lequel Brenda a écrit une citation d’Arthur Miller de sa belle plume calligraphique, ‘The trouble with Italian food is that, four or five days later, you’re hungry again.’, ce qui voudrait dire : « Le problème avec la bouffe italienne, c’est que quatre ou cinq jours plus tard, on en veut encore. » Il avait bien raison.

J’ai lu le livre de Marcella du début à la fin, encore et encore. Marcella a été ma mentore pour la cuisine italienne. C’est grâce à sa façon de faire et à ses conseils que j’ai gagné de l’assurance en cuisine. Elle m’a appris les fondements de la cuisine italienne et la façon de cuisiner quasiment tous les ingrédients «à l’italienne» grâce au «soffrito», la base de saveurs italienne.

Marcella m’a expliqué le principe de la gravité du sel, essentiel en cuisine, tel un aimant. Combien de fois, lors de fêtes chez moi, j’ai épaté mes amis en leur faisant le test du sel de mer avec du vin rouge. Ils n’en croyaient pas leurs papilles. Faites-en l’essai vous-même. Versez-vous deux verres de vin rouge. Ajoutez deux ou trois  grains de sel de mer dans l’un d’eux, à l’abri du regard de vos invités. Puis demandez-leur lequel, entre les deux verres, est le plus goûteux. Tout le monde s’entend pour dire que les arômes du vin dans lequel on a mis les grains de sel sont beaucoup plus développés comparativement à l’autre. Cela dit, n’allez pas mettre du sel dans votre bon vin rouge. Ce n’est que pour démontrer l’impact du sel dans la nourriture.

Je rêvais de participer à un des ateliers culinaires de Marcella  dans son appartement du 12e siècle surplombant le Rialto à Venise. Les classes commençaient très tôt, dès 7 h. Premier arrêt : un petit expresso à l’italienne, c’est à dire debout, puis une promenade à pied en direction du fameux marché Rialto pour recueillir tout le nécessaire en prévision du menu prévu par Marcella cette journée-là, des ingrédients qui seraient transformés en délicieux plats. Il s’agissait de petits groupes de huit au plus. Le travail se terminait autour de 13 h 30 et hop le tablier pour s’attabler et jouir des fruits du travail de la journée devant de succulents plats, tous accompagnés de vins sélectionnés et servis par son mari, Victor Hazan, expert en la matière. La vue imprenable sur Venise et le canal élevait l’expérience Marcella au-delà de toutes attentes. Marcella Hazan est décédée en 2014. Son fils, Giulano, perpétue fièrement l’héritage de sa mère.

J’ai eu le bonheur de voyager en Italie à quelques reprises, la première fois avec une bonne amie; la deuxième fois, avec ma soeur. En tant que coeliaque, j’avais toutes les raisons de m’inquiéter quant à la difficulté à m’alimenter de manière sécuritaire en Italie, quand on pense à tous ces plats qu’on associe si couramment avec l’Italie, comme les pâtes et la pizza, entre autres. Mais non. Pas du tout. J’ai été charmée par la manière dont on a abordé mes préoccupations. D’abord, sérieusement et sans jugement aucun. Qu’importe où nous nous trouvions, dans un restaurant branché ou à une trattoria au beau milieu d’un chemin de terre dans un petit village, le rapport avec mon serveur était toujours le même. Il m’écoutait attentivement, puis, il reprenait le menu en main avant de me demander, les yeux bien ancrés dans les miens, ce que je voulais manger à cette heure précise, une offre que seule ma mère m’aurait proposée de cette manière. C’est ainsi que l’on s’est occupé de moi en Italie, le sourire en prime. C’est ce que j’appelle le service à son summum. Je me suis régalée du meilleur de ce que l’Italie avait à offrir : légumes, poissons, viandes grillées, risotto, plats mijotés servis sur un nuage de polenta, fruits frais, gelato et tant d’autres délices. Je n’ai manqué de rien, ni de quoi assouvir ma faim ni mon coeur ni mes yeux.

Vous l’aurez deviné : j’aime l’Italie dans toute sa splendeur, sa diversité culturelle et géographique, son énergie, ses couleurs, ses paysages, ses gens de charme, généreux, ses odeurs, son accueil. Je m’y suis toujours sentie si bien, comme chez moi.

Je vous ai choisi quelques-unes de mes photos favorites de voyages, et d’autres encore, une courtoisie de l’agence de tourisme de l’Italie, l’ENIT.

 

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