Sa Majesté l’Ortie

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À l’automne 2015, comme des millions d’autres sur la planète, je suis tombée sous le charme de Mimi Thorisson. C’était un certain dimanche après-midi alors que je furetais les livres en boutique chez Indigo en quête d’un petit quelque chose pour accompagner quelques précieux Creuset hérités de ma mère que je léguais à mon tour à ma nièce à l’occasion de son anniversaire. J’ai aperçu un magnifique livre de cuisine,  A Kitchen in France: A Year of Cooking in My Farmhouse by Mimi Thorisson.

D’une exquise beauté, Mimi Thorisson est la fille d’un père chinois et d’une mère française. Elle a grandi à Hong Kong, mais passait ses vacances d’été dans le sud de la France. Au côté de sa grand-mère et de sa tante Francine, Mimi s’est imprégnée de leur amour pour la gastronomie française et pour la culture culinaire de leur terroir, riche et diversifiée, qui se décline au gré des saisons. De son propre dire, elle a été choyée par sa famille et par la vie qui l’a emmené à beaucoup voyager, à la suite d’études en finances à Londres.

Elle souhaitait partager toute cette richesse avec d’autres. Son rêve est maintenant réalité. Mimi Thorisson s’est établie dans le Médoc dans un magnifique château avec son mari Oddur, un Islandais, à qui l’on doit les magnifiques photos qui documentent leur vie en Provence, leurs cinq enfants et leurs nombreux chiens.

Si vous ne craignez ni le beurre ni la crème, visitez son blogue http://mimithorisson.com. Vous y découvrirez une cuisine de terroir authentique, tout en fraîcheur, souvent lente, mais toujours savoureuse, et de ces plats qui nourrissent autant l’esprit que le corps.

Je vous mets au défi de ne pas être séduit(e) à votre tour.

Je suis le blogue de Mimi Thorisson, Manger, depuis lors et une recette, en particulier, a retenu mon attention tout récemment. Un pesto d’ortie, une composante d’une recette de salade de pommes de terre préparée par deux de leurs invités, les propriétaires du restaurant Verjus à Paris : Braden Perkins et Laura Adrian.

L’ortie, je ne connaissais même pas. Quelques clics sur le web et voilà que j’en étais vraiment navrée, car vous en connaissez, vous, des plantes qui procurent des bienfaits sur autant des systèmes du corps humain : les systèmes nerveux, reproducteur féminin et masculin, tégumentaire (peau), respiratoire, cardiovasculaire, urinaire, endocrinien et digestif, ultra riche en minéraux et oligo-éléments, en chlorophylle, caroténoïdes, mucilage, tanins, acides aminés et vitamines?

Voyez par vous même toutes les vertus et tous les bienfaits de cette plante vivace méconnue, tels que documentés par Marie Provost, propriétaire de La Clé des Champs à Val David. Impressionnant.
http://www.clefdeschamps.net/gammes/junior/files/i_ortiefr.pdf

Selon Jacques et Patrick Rémillard du marché Jean-Talon, l’ortie pousse facilement et à profusion. Vous trouverez des semences d’ortie chez Birri, entre autres.

En tant que coeliaque, nous qui avons tendance à être en déficit de fer, c’est le breuvage tout indiqué à boire en infusion. Et c’est délicieux. Je laisse infuser 3 cuillères à table de feuilles d’ortie séchées (La clé des champs) dans un litre d’eau bouillante pendant 24 heures et je bois 2 à 4 tasses de cette belle eau verte par jour pendant 4 à 6 semaines. À répétition.

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Pesto d’ortie
7 onces (200 g) d’ortie sauvage
2 gousses d’ail émincé
7 onces (200 ml) d’huile d’olive de qualité

1 tasse (100 g) de parmesan râpé
3 c. à table (50 ml) de jus de citron frais
1/3 t (50 g) de noix de pin (ou de Grenoble) légèrement rôties

Tremper l’ortie dans un bain d’eau glacée. À l’aide de gants protecteur, effeuiller et disposer des tiges. Pocher les feuilles d’ortie à l’eau bouillante une minute, non plus, puis les transférer dans un  bain d’eau glacée pour stopper la cuisson et préserver la belle couleur verte. Presser les feuilles dans la main pour en extraire le maximum d’eau et d’humidité. À l’aide d’un mortier et d’un pilon ou d’un robot culinaire, mélanger tous les ingrédients jusqu’à l’obtention d’une crème lisse.

Cuisinez le pesto d’ortie comme vous le feriez un pesto de basilic, sur du pain grillé frotté à l’ail frais, avec des pâtes ou des gnocchi fumants ou en salade de pommes de terre, telle que préparée par l’invitée de Mimi à l’occasion de leur visite dans le Médoc.

 

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